dimanche, septembre 04, 2005

“Autour de la stratégie la plus ingénieuse pour s'épargner la penible tâche de vivre"

Ecrite et mise en scène par Paula Giusti

Cette pièce “Autour de la stratégie la plus ingénieuse pour s’épargner la pénible tâche de vivre”, a l’aspiration d’être une introduction à la vie et l’oeuvre de Fernando Pessoa (1888-1935). En elle se concentre tout ce que j’ai lu, vu, entendu et étudié objectivement sur Pessoa, plus tout ce que j’ai imaginé dans ma relation personnelle avec sa littérature. Pessoa dit: “je suis le personnage d’un roman a écrire”. Comme si cette phrase avait inspiré de nombreux auteurs (Teresa Lopes, Tabucchi, Saramago, etc.), Pessoa dépasse cette idée vague de ce que fut sa “vie réelle” pour être immortalisé, non seulement comme poète, mais aussi comme “personnage”.

Peut être que le plus original et suggestif dans l’oeuvre de Pessoa c’est la création de personnages fictifs (ceux qu’il nomme les hétéronymes, diverses poètes inventés par lui) à travers lesquels il pu révéler tous les “êtres” qui l’habitaient. Ils étaient, parmi d’autres moins achevés: Alberto Caeiro, Alvaro de Campos, Ricardo Reis et Fernando Pessoa, étant donné que Pessoa était aussi une invention de lui même. Ces personnages atteignent une dimension presque tangible puisqu’ils ont une vie propre, une biographie soigneusement construite, un style particulier d’écriture correspondant à une philosophie différente. C’était à travers cette mise en scène virtuelle où ces personnages interagissent, que Pessoa s’épargna, pour ainsi dire, la pénible tâche de vivre. Magnifique stratégie mais aussi révélation douloureuse d’une conscience trop profonde et lucide de son être.
La pièce oppose donc Pessoa et ses hétéronymes comme protagonistes d’une intrigue ironique dans laquelle êtres fictifs et réels semblent questionner son existence.

Pessoa rejeta la réalité et la changea pour les plaisirs et bénéfices du rêve. Le seul amour de Pessoa, Ophelia, se vit affecté par cette décision: il ne pu jamais dépasser le seuil platonique. Ophelia est ici le narrateur, elle nous présente, entre admiration et douleur, ce mystérieux poète de l’inquiétude.

Paula Giusti

Curricum Vitae de Paula Giusti

Paula Giusti

Formation

2003-2004
- stage de Formation de l’Acteur à L’Oeil du Silence sous la direction d’Anne Sicco. Stage pris en charge par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Midi-Pyrénées. (800 heures)
2000-2002
- D.E.A., Université Paris 8, Arts du Spectacle (Option Théâtre). Sujet du mémoire : « Une invitation au voyage. ‘Le Marin’ de Fernando Pessoa : texte, contexte et mise en scène ». Dirigé par Patrice Pavis et Jean-Marie Thomasseau. Mention : Très Bien.
1993-1999
- « Licenciatura » en Théâtre : diplôme théorique et pratique délivré par l’Université Nationale de Tucumán en Argentine, équivalent au niveau bac+5. Sujet du mémoire : « Le travail de l’acteur chez Peter Brook ».
1993-1996
- Diplôme de Comédienne et de Professeur de Jeux Théâtraux délivré par l’Université National de Tucumán en Argentine.
1995-2000
- Danse Contemporaine avec Beatriz Lábatte (professeur et chorégraphe). Argentine.


Stages de perfectionnement

2002 (Août)
- avec Arianne Mnouchkine et les acteurs du Théâtre du Soleil, France. (80 heures)
2001 (Juin)
- avec Mamadou Diume, membre du C.I.C.T. de Peter Brook, France. (66 heures)
1999 (Oct.)
- avec Debora Hunt, ancienne élève de l’école Jacques Lecoq, Argentine. (12 heures)
1998 (Oct.)
- avec Carlos Alsina, dramaturge, professeur et metteur en scène, Argentine. (25 heures)
1997 (Mai)
- avec Julian Knab, professeur et metteur en scène, Argentine. (12 heures)
1996 (Juin)
- avec Julia Varley Larsen, membre de l’Odin Théâtre, Argentine. (40 heures)

Expérience professionnelle

2005
-Assistante dans la compagnie Théâtre Fantastique, de Richard Zachary.
2004-2005
-Comédienne dans le one woman show « Cronique de l’errante e invincible fourmi argentine » écrite et mise en scène par Carlos Alsina, Argentine.
- Auteur et metteur en scène de la pièce « Autour de la stratégie la plus ingénieuse pour s’épargner la pénible tache de vivre » (sur Fenando Pessoa), Argentine.
2001
- Comédienne dans la création collective « Un dialogue entre les arts », Cité Universitaire Internationale de Paris.
2000
- Danseuse dans le spectacle de danse contemporaine « Célébration » de Beatriz Labatte, Argentine.
1999
- Comédienne et asistante de mise en scène dans la pièce « La guerre des ordures », écrite et mise en scène par Carlos María Alsina, Argentine.
- Metteur en scène du monologue « Les méfaits du tabac » d' Anton Tchekhov, Argentine.
1997
- Comédienne dans la pièce « Autobiographie non autorisée », création collective. Presentée au ‘1er Festival de l'humour au théâtre’ de Buenos Aires.
- Danseuse dans le spectacle de danse contemporaine « Parce que dans des nuits comme celle-ci... » de Beatriz Lábatte, Argentine.
1994
- Comédienne dans la pièce « Le Marin », de Fernando Pessoa, mise en scène d’Emiliano Alonso. Argentine.
- Comédienne dans un travail pluridisciplinaire, « Camalma », dirigé par Emiliano Alonso. Argentine.
1993
- Comédienne dans la pièce « Don Juan et Pedro » de Manuel Macarini, inspirée de Don Juan, de Molière, mise en scène de Jorge de Lassaletta. Argentine.
- Comédienne dans la pièce « On essaie une autre fois? » , de Patricio Esteve, mise en scène par Fernando Godoy. Argentine.
1992
- Actrice dans la série télévisée « Cusiya », de Luis Cardillo, dirigée par Gabriel Romano. Argentine.

Prix et distinctions

2004 -Prix Iris Marga à l’interpretation pour « Cronique de la errante… »
2002-2003 - Bourse de la Fondation Calouste Gulbenkian du Portugal.
2000-2001 - Bourse de D.E.A. du Ministère de l’Education Nationale. France.

Langues

Espagnol : langue maternelle.
Français et Italien : courant ; lu, parlé, écrit.
Anglais et portugais : notions de base.

samedi, septembre 03, 2005

La pièce en quelques images









jeudi, septembre 01, 2005

Fête de Théâtre de la ville. Tucuman. Argentine

Menos obras, pero más cantidad de públicoPara los organizadores sobrepasó las expectativas
La Fiesta Provincial del Teatro cerró con una concurrencia récord. Tres puestas fueron consagradas como ganadoras.

MUY APLAUDIDA. El grupo “Toda-Vía Teatro” debió repetir funciones.
“Lo que vivimos, sobrepasó cualquier expectativa”. La afirmación pertenece a Soledad Valenzuela, una de las organizadoras de la Fiesta Provincial del Teatro, que se clausuró la noche del domingo con la elección de las obras ganadoras. Según Valenzuela, se impusieron tres obras (sin orden de mérito), que representarán a la provincia en la instancia regional. Se trata de “Acerca de la estrategia más ingeniosa para ahorrarse la penosa tarea de vivir”, a cargo del grupo “Toda-Vía Teatro”. La obra está protagonizada por Marcos Acevedo, Daniel Cabot, Pablo Delgado, Pablo Salas y Daniela Villalba, bajo la dirección de Paula Giusti, quien se encuentra actualmente en Francia, preparando el debut del grupo en ese país.La otra obra es “Suspiro crudo fosforescente”, del grupo “Indigo”, que cuenta con la actuación de Gonzalo Véliz y la dirección de César Domínguez.Por último, fue elegida “Un mundo de Cyranos”, a cargo del Grupo Estable bajo la dirección de Manuel González Gil. Esta es la primera vez que una obra del elenco estable se presenta en esta fiesta, concebida desde sus inicios para el teatro independiente. “Estamos muy contentos por esta elección, que además nos obliga a redoblar la apuesta por el tipo de teatro que hacemos”, señaló Domínguez.Por su parte, Manuel González Gil (desde Buenos Aires), aplaudió la elección de la obra. “Los actores tucumanos trabajaron arduamente para lograr este éxito de público”, señaló.Igual opinión tuvo Pablo Salas, uno de los protagonistas de “Acerca de la estrategia...”, obra que debutá en París en octubre. “Fue sorprendente la respuesta del público. Tuvimos que agregar un par de funciones porque muchos se habían quedado sin ver la puesta”, señaló. Además, señaló que el reconocimiento del jurado fue una sorpresa. “Estamos felices”, agregó.Por los jóvenes Valenzuela dijo que la concurrencia al encuentro fue masiva. “Todavía no tenemos la evaluación final, pero creemos que este año llegaremos a las 20.000 personas. De hecho, muchas obras que estaban programadas con dos funciones, debideron duplicar sus presentaciones”, señaló. Tal es el caso de “Oniria”, la obra de Martín Giner, que quedó en quinto lugar, o la puesta “La que se extravió”, que ocupó el cuarto puesto.Este tipo de respuesta del público no tiene, según Valenzuela, punto de comparación. “El año pasado se presentó el doble de puestas que las presentadas este año, pero sin embargo el público no pasó las 12.000 localidades. Este año hubo menos obras, pero más concurrencia”, agregó. Esto se debe a que el público que asiste a la fiesta -que es mayormente joven- sigue priorizando lo económico. “Los jóvenes no tienen mucho dinero para gastar en el teatro. Por eso, el precio accesible que se fijaron para las entradas jugó mucho a nuestro favor en este año”, comentó Valenzuela.


La Gaceta, 30 de Agosto de 2005, San Miguel de Tucuman